Société des études André de Richaud |
On
n'est jamais trahi; on se sert des autres pour se trahir soi-même. |
Siège social et administratif : 21, rue de la grande monnaie 84000 Avignon
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Sommaire |
- Hommage à Madeleine Robinson - biographie - M. Robinson parle de Richaud - Belle et rebelle - informations - Autour du film produit par M. Attal - A propos de l'énigme richaldienne - un texte de Michel Henry |
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plus connue sous le pseudonyme Madeleine Robinson , née le 5 novembre 1916 (à Paris ou au Pré-Saint-Gervais , selon les sources), décédée le 1er août 2004 à Lausanne , était une actrice française , d'origine tchèque par son père et française par sa mère. Avant d'entamer une carrière sur les planches et à l'écran, elle travailla dès l'âge de 14 ans en usine, puis comme modèle pour divers peintres. Elle aurait choisi le pseudonyme Robinson , car il aurait été synonyme de liberté, liberté à laquelle l'aurait attaché son nom tchèque. Elle a joué dans un grand nombre de pièces de théâtre , dont Adorable Julia , et a également tourné dans de nombreux films pour le cinéma , ainsi que pour la télévision (feuilletons et téléfilms). Sa carrière devant la caméra a commencé en 1934 , dans Tartarin de Tarascon , film réalisé par Raymond Bernard . Sa dernière apparition à l'écran eut lieu en 1995 , dans l'Enfant en héritage , téléfilm réalisé par Josée Dayan . Elle s'était retirée depuis des années à proximité de Lausanne, en Suisse . Théâtre
FilmographieParmi ses films, on peut citer, entre autres, Tartarin de Tarascon ( 1934 ), "Le Mioche" (1936), "L'Innocent" (1937), "Grisou" (1938), "Tempête sur l'Asie" (1938), "Lumière d'été" (1942), "Douce" (1943), "Sortilèges" (1944), "Le Fugitif" (1946), "Les Chouans" (1946), "Les Frères Bouquinquant" (1947), " La Grande Maguet " (1947), "Une si jolie petite plage" (1948), "Entre onze heures et minuit" (1949), "Le Garçon sauvage" (1951), "Minuit, Quai de Bercy" (1952), "Leur dernière nuit" (1953), "L'Affaire Maurizius" (1953), "Les Possédées" (1955), "Les Louves" (1957), "A double tour" (1959), "Léviathan" (1961), "Le Procès" (1962), mis en scène par Orson Welles, " La Salamandre d'or" (1962), "El Juego de la verdad" (1964), réalisé en Espagne, "Le Voyage du père" (1966), "Le Petit matin" (1970), "Une Histoire simple" (1978), "J'ai épousé une ombre" (1982), "Camille Claudel" (1988), "L'Ours en peluche" (1993).Récompenses
Madeleine Robinson est décédée le 1 er août 2004 dans sa retraite suisse. Elle s'intéressait de très près aux activités de notre association. En guise d'hommage révérencieux à la « Belle, rebelle », nous publions le texte de son intervention dans le film dont nous allons parler plus loin, et quelques extraits de son livre de souvenirs. (source Wikipédia) |
Intervention extraite du film de Renée Darbon, coproduit par Madeleine Attal et Christian Ligier, 1979. Michel Piccoli lit andré de Richaud «Un comédien lit un auteur » Producteurs PRD Toulouse – France Régions |
« Je l'ai connu quand je suis entrée chez Dullin. J'étais toute jeune. Il n'était guère plus âgé que moi. Dullin venait de monter deux de ses pièces « Village » et « Le château des papes ». C'était un très beau jeune homme qui déjà buvait pas mal, ce qui était très charmant quand on est jeune quelqu'un qui a un peu trop bu, c'est gai, c'est délicieux. Quand on atteint trente quarante ans, ça devient plus grave. Il n'avait pas honte devant moi. C'est un peu sot de parler de honte pour un homme de cette envergure, de cette grandeur, de cette intelligence. Mais enfin, il était un humain aussi, et la honte, ça existe. Et avec moi, il savait qu'il pouvait venir à toute heure du jour, de la nuit, n'importe quand, à la maison, parce qu'il était trop ivre pour aller ailleurs, parce qu'il venait de tomber dans la rue et qu'il était blessé, parce qu'il avait envie de vomir. Et il ne savait pas où aller. Chez moi, c'était cette infirmerie de tendresse… Une confiance absolue qu'il avait avec moi. Il savait que rien ne me rebutait. Non pas que je soignais un malade, j'étais attendrie par un enfant. Il me dit : « Si je n'aimais pas les hommes, tu serais la seule femme que j'aurais aimé. »
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Autobiographie Collection Destins Publi-Libris Lausanne 2001 |
« Je suis née au Pré-Saint-Gervais. Une enfance à la porte de Pantin dans les années vingt vous apprend le prix des choses et vous empêche de confondre les valeurs. Adulte, on rend grâce de voir simplement un bout de ciel bleu, de manger une orange tout entière, de dormir au chaud. Même une fois que l'on est assuré contre le dénuement, tout cela ne peut jamais vous être complètement indifférent… Etre riche, pour moi, c'est ne pas connaître le prix du poulet, en acheter sans poser la question préalablement. C'est pouvoir s'offrir un citron pressé dans n'importe quel café. Il y a plus de riches qu'on ne pense… Mon nom est Svoboda, ce qui traduit en français, signifie : Liberté…. Ce monsieur Abondance était également responsable des musiques de scène au théâtre de l'Atelier dirigé par Charles Dullin. Tante Marguerite recommença auprès de lui son petit couplet sur la jeune nièce qui… Quoi de plus simple, puisque Dullin avait aussi une école dans l'enceinte de son théâtre ? « Madre mia ! » Le plus beau jour de ma jeune vie. Je ne le savais pas encore, car, comme tout événement d'importance, je ne le réaliserai que plus tard… Me voilà dans la cour rustique, à l'arrière de ce merveilleux petit théâtre-pas-cathédrale-pour-un-sou… Je n'ai plus souvenir de la date, mais ce ne pouvait être qu'au printemps, tant il y avait de chants d'oiseaux, tant l'air était léger, tant ceux que je croisais me paraissaient heureux ! Très vite, on me présenta au « Patron », car chez Dullin, c'était l'artisanat. Point n'était besoin de passer par trois sbires et quatre secrétaires avant d'entrer dans le bureau du Maître. Ca se passait là-haut, directement, dans une petite salle sous les combles où il faisait beaucoup trop chaud l'été, un peu trop froid l'hiver, mais où la lumière et la jeunesse passionnée entraient à flots. Dans ce visage où s'inscrivait un mélange détonnant de Père Noël et de Louis XI, le regard matois fut voilé de tendresse en découvrant cette toute jeune fille trop maigre, aux Chaussettes blanches en dessous du genou, aux deux couettes enrubannées de bleu. Et pour la première fois j'entendis cette voix monocorde dont le nasillement évoquait le son du mirliton et que personne, de ceux qui l'ont connu, ne pourra jamais oublier : - C'est très bien, mon petit, va voir Arnaud à côté, il te donnera tous les renseignements. - Cent vingt francs ! Mais Monsieur Arnaud, je ne peux pas, c'est la moitié de ce que je gagne par mois. Et me voilà pour la première fois faisant du charme pour que ce monsieur Arnaud trouve une solution, car j'avais cru comprendre que c'était là qu'il fallait que je sois et nulle part ailleurs. En fait de charme, je n'ai fait que raconter ma vie et mes espérances avec un tel enthousiasme que moi-même, je compris à cette minute-là que ce n'était pas une décision froide et cartésienne que j'avais prise avec mon frère Serge, mais autre chose, bien autre chose… - Eh bien, mon petit, je comprends très bien que cent vingt francs, ce soit lourd pour toi, alors je te prends comme auditrice… - Cela veut dire que tu pourras assister à tous les cours et écouter les conseils que je donne aux autres. Tu en apprendras autant qu'en passant des scènes toi-même, et vis-à-vis des autres, cela t'autorise à ne pas payer. - Ainsi fut le départ de six « années-lumière ». (Je devins quelque temps plus tard élève à part entière.) - Que dire de Charles Dullin après ce qui a été dit et écrit par tous ceux qui l'ont aimé, admiré, et qui, pour la plupart, lui doivent tant ? - Moi, ce n'est pas pareil : je lui dois TOUT. »
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- Cortedune , peintre, lecteur passionné d'André de Richaud et membre de notre association, expose du 3 au 19 février 2006 à la Charité à Carpentras, dans le cadre du programme du Centre culturel communal. Cette exposition a pour thème « La création du monde » et se veut un dialogue entre la couleur des mots et celle du dessin sur la toile. A cette occasion, nous sommes invités à accompagner l'exposition de manifestations autour de l'homme et de son œuvre qui pourraient prendre la forme de conférences, lectures, rencontres avec des scolaires du premier et du deuxième degré. Nous vous tiendrons régulièrement informés de l'élaboration de ce programme. Vous pouvez participer activement par vos contributions. Contactez le secrétariat de l'association. - Madeleine Attal , toujours elle, prépare un spectacle sur et à propos d'André de Richaud qui pourrait être créé en 2006 par le théâtre de Nîmes. Nous vous tiendrons informés.
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Lors de la première journée André de Richaud qui s'est déroulée le 28 août 2004, nous avons assisté à la projection du film coproduit par Madeleine Attal et Christian Ligier en 1979 pour FR3 dans la collection Un comédien lit un écrivain , consacré à André de Richaud. Il y a dans l'oxymore de ce titre une grande part de l'énigme richaldienne, mais aussi l'art de la litote dans l'expression de sentiments si profondément mûris et intériorisés. Michel Henry, célèbre phénoménologue qui a enseigné à Montpellier, dans une conférence prononcée à Nice en 1991 à l'occasion d'un colloque, apporte un éclairage phénoménologique à cette énigme richaldienne. (Nous renvoyons le lecteur aux pages 7 et 8 ). Nous manquons d'informations sur la culture philosophique d'André de Richaud, mais il est certain qu'il connaissait aussi bien la littérature que la philosophie germaniques et qu'il a découvert très tôt Freud, Jaspers, Husserl, Heidegger et la phénoménologie. Madeleine Attal a introduit le samedi 11 juin 2005, la première conférence du « Printemps des Philosophes » à Montpellier, donnée par l'astrophysicien Jean Audouze sur « le visible et l'invisible, le grand et le petit » par une lecture de quelques lignes de « La lumière grecque » d'André de Richaud. Le conférencier a, d'ailleurs immédiatement, repris une phrase que Madeleine Attal venait de lire à propos de l'invisibilité et de la réalité. Toujours cette appétence pour l'oxymore qui, à l'évidence, dépasse la simple forme littéraire et l'effet de style, comme le contrepêt ou l'à peu prés, qui pourraient caractériser le comique richaldien. Pourrait-on affirmer que, pour de Richaud, la vie, ce qu'on veut signifier lorsqu'on utilise ce mot, la vie, ne peut être qu'oxymore, une tension entre deux opposés, deux extrêmes ? Le film, tout en nuance, pourrait nous conduire à cette conclusion. L'enfant trébuche sur la calotte pétrée du Mont Ventoux, transi par la froidure du mistral mais émerveillé par l'immensité qui se montre à lui. Ses parents ahanent, à deux pas de lui, comme si déjà ils ne pouvaient plus le retenir, le protéger. De quels dangers d'ailleurs ? Que fait la jeune fille dans la chambre d'éclosion de la magnanerie ? Quel fil d'Ariane cherche-t-elle à tirer dans cette atmosphère confinée ? Comme ce masque qui colle à la peau de l'enfant. Il a perturbé la procession pour rire, pour s'amuser, comme font tous les enfants. Mais il ne peut plus s'en défaire, car il est passé de l'autre côté du miroir, de l'autre côté de la porte noire, cette porte noire toujours présente dans l'œuvre richaldienne, cet envers dont on ne peut se démettre.
Madeleine Attal et Jean Audouze au « Printemps des philosophes » à Montpellier, le 11 juin 2005 |
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Lorsque, dans « La lumière grecque », de Richaud écrit : « Ayez l'œil lavé par le vent à Delphes ou à Olympie et vous découvrirez cette évidence : l'invisible et le réel ne font qu'un. », on peut y voir une image poétique quelque peu lyrique et ampoulée. On sait que le poète travaillait encore sur ce texte en 1952, comme en témoigne le manuscrit d' « Interdit au public » alors qu'il a été publié par les Cahiers du Sud en 1947. Preuve ou commencement de preuve que de Richaud pouvait écrire aussi avec méthode et application selon le précepte de Boileau, revenir sur un texte, le reprendre, le polir. Jean Audouze, en scientifique, a montré que l'invisible et le réel ne font qu'un da ns la mesure où le regard humain ne peut percevoir que ce qui se situe dans le spectre entre l'infrarouge et l'ultraviolet, c'est-à-dire pas grand-chose de la matière, de la même manière qu'il est incapable de voir le grand ou le petit sans le recours à des appareils, le microscope ou le télescope. De la même manière, Michel Henry a montré que la « vie », du fait de son immédiateté, est invisible et ne peut être que ressentie à travers les émotions. La souffrance et la douleur sont omniprésentes dans l'œuvre de de Richaud, aussi bien dans ses romans que dans sa poésie, et jouent un rôle déterminant comme moteur de l‘action des hommes, et plus généralement comme moteur de la vie. Et, comme le dit Madeleine Robinson, « pour lui, tout était grotesque. C'est pour cela qu'il riait tant et si fort, comme un clown ». . Michel Henry interroge Nietzsche et Schopenhauer à ce sujet.
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« De la subjectivité » Tome II Phénoménologie de la vie PUF 2005 |
Sur la parole de Nietzsche : « Nous les bons…les heureux »
Conférence prononcée à l'Université de Nice en 1991 et publiée pour la première fois en anglais, sous le titre « On Nietzsche's : « We good, beautifull ones ! » », dans The Graduate Faculty Philisophy Journal, New York n°15/2, 1991, p131-141 .
Tantôt la souffrance semble dénigrée par Nietzsche, tantôt elle fait l'objet d'une apologie inconditionnelle. Or si l'on regarde les textes de près on voit que ce n'est jamais la souffrance elle-même qui est condamnée mais seulement la haine ou la vengeance qu'elle est susceptible de susciter, plus précisément c'est ce vouloir très particulier qu'elle engendre lorsque, devenant intolérable c'est-à-dire ne pouvant plus se supporter elle-même, la souffrance entreprend de se défaire de soi. Elle est le vouloir de la vie, de ne plus être ce qu'elle est mais projet même de la faiblesse. Partout ailleurs, quand elle n'engendre pas le nihilisme, la souffrance est célébrée : « La culture de la souffrance, de la grande souffrance, ne savez-vous pas que c'est là l'unique cause des dépassements de l'homme ? ( Par delà bien et mal ) » Voilà pourquoi, par exemple, Œdipe est celui qui « Par l'excès même de ses souffrances, exerce autour de lui une action magique bienfaisante. ( La Naissance de la tragédie ) »
Au contraire et paradoxalement, le christianisme, comme le « mouvement démocratique » qui en est l'héritier, sont condamnés à cause de leur « inaptitude quasi féminine à voir souffrir, à laisser souffrir ( Par delà bien et mal ). »
Les bons, les forts, les maîtres sont les heureux. Que signifie alors cette célébration de la souffrance ? Elle nous conduit devant l'intuition abyssale de Nietzsche, que souffrance et joie ne s'opposent pas mais sont le Même et, bien plus, elles composent ensemble le fond des choses. L'essence de la vie, leur unité, c'est ce que Nietzsche appelle l'Un originaire. Dès la Naissance de la Tragédie , nous sommes mis en présence de cette identité de la souffrance et de la joie qui se propose à nous sous la forme de la transformation magique de la première dans la seconde. Dans la tragédie, nous assistons aux tribulations d'un héros qui, quel qu'il soit – Tristan ou Œdipe -, est le héros schopenhauérien, agité par le désir, luttant contre le cours du monde qui, inévitablement, va se retourner contre lui et l'anéantir. Or tandis que nous assistons, angoissés, aux épreuves du héros, et finalement à sa mort, une jouissance incompréhensible, infiniment plus haute nous envahit. C'est que cet anéantissement du héros, de ses projets, de ses désirs est celui du monde phénoménal tout entier et que, à travers cet anéantissement du monde, se dévoile à nous le fond des choses, son essence secrète, à savoir la volonté de puissance. Or c'est ce dévoilement de la volonté de puissance qui est en lui-même la jouissance infinie que nous procure la tragédie. Ou plutôt ce dévoilement est à la fois souffrance et joie. La vue des souffrances du héros n'est que l'occasion de nous rappeler et de revivre en nous la souffrance infinie de la vie qui est identiquement sa félicité, son plaisir d'exister.
Comment cela ? La vie est ce qui s'éprouve soi-même, elle est plus précisément le fait de s'éprouver soi-même, sans distance, elle est un souffrir immédiat, le se souffrir soi-même, dans lequel la souffrance trouve sa possibilité. Mais se souffrir soi-même, pour la vie, c'est parvenir en soi, c'est s'accroître de soi, c'est jouir de soi. Souffrance et joie ne sont donc pas deux tonalités différentes, séparées, opposées, se suffisant à elles-mêmes et pouvant exister à part. Bien au contraire sont-elles chacune la substance de l'autre, pour constituer ainsi ce « surprenant mélange des affects » que révèle « la duplicité des fous de Dionysos » ( La Naissance de la Tragédie ), c'est-à-dire de ceux qui se sont identifiés au dieu, à l'essence unique des choses. Ce surprenant mélange des affects, c'est « ce phénomène par lequel le plaisir s'éveille de la douleur même ( La Naissance de la Tragédie ).» Et le « phénomène » par lequel le plaisir s'éveille de la douleur même, c'est l'essence originaire de la phénoménalité, c'est le parvenir originel de l'être en soi – le se souffrir soi-même dans l'accroissement de soi de la jouissance de soi. L'être n'est pas, il est une venue, l'éternelle venue en soi de la vie . Pareille venue n'advient pas à partir du futur, elle ne s'en va pas au passé. Elle est la venue de la jouissance à partir de la souffrance, de telle manière que c'est celle-ci, l'effectuation phénoménologique du se souffrir soi-même de la vie, qui constitue identiquement sa jouissance de soi. Et plus fortement la vie fait l'épreuve de soi dans l'intensification de son souffrir et finalement au paroxysme de sa souffrance, plus puissante et plus profonde est la manière dont elle s'empare de soi, plus intense sa jouissance . |