Société des études André de Richaud
Bulletin de liaison n°11
Décembre 2006

 

On n'est jamais trahi; on se sert des autres pour se trahir soi-même.

 

 

Siège social et administratif : 21, rue de la grande monnaie 84000 Avignon

 

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Le (dernier ?) mot du Président

 

Philippe Rein annonce qu’il se retire de la présidence de l’association mais reste membre actif.

Mon cher Jean,

La décision que je prends aujourd'hui n'a pas été facile à prendre mais
je crois qu'il est nécessaire que je t'en fasse part au plus tôt avant la
prochaine Assemblée Générale de la Société des Etudes André de
Richaud à laquelle je ne pourrai pas assister.
J'ai beaucoup apprécié les quelques années que nous avons passé à
mettre sur pied ensemble cette Association. J'ai pu me rendre compte de tes
grandes capacités d'organisation et d'animation, ainsi que de ta
gentillesse et de ton énergie - comme celles de Brigitte - pour passer
outre les «mauvaises humeurs» des uns et des autres afin de parvenir à
des consensus.
Je crois que le moment est venu pour moi de passer la main en me retirant
de la présidence de l'Association et je te remets, en ta qualité de
secrétaire général, ma démission à dater de ce jour. Il me serait
agréable que quitus correspondant me soit donné, comme d'usage.
Je suis persuadé par ailleurs que personne n'est plus apte que
Brigitte et toi pour diriger et développer l'Association : si je peux agir
en ce sens vous avez tous deux mon soutien total. Je reste bien entendu à
ta disposition si tu penses que dans une quelconque circonstance je peux
être utile.
J'espère que nos relations personnelles continueront comme par le passé
à être étroites et que nous nous verrons soit avant l'hiver dans le
Vaucluse ou bien à Paris lors d'un de tes passages.
Philippe Le 09/08/2006

 

Sommaire :

 

– Photo de la classe du baccalauréat au collège de Carpentras et Le mot du Président
– Assemblée générale annuelle
– Inauguration de l’école maternelle à Althen des Paluds
– Brèves
– Brèves (suite)
– mlkmlk

 

 

Assemblée générale annuelle : compte rendu

 

Le 25 Août 2006 à 17 heures sous les ombrages de la Cahute au bord du plan d'eau de Mormoiron, Jean Chaisse ouvrit l'assemblée générale annuelle de l'association en excusant Philippe Rein et en lisant le courrier électronique qu'il lui a adressé (et que nous reproduisons en première page).
Cette information délivrée abruptement surprit l'assistance plus fournie qu'on aurait pu légitimement le penser eu égard  aux nombreux engagements de chacun et à la période. Surprise qui n'entraîna pas cependant de commentaires, si elle laisse des regrets.

Il n'en fut pas de même à propos de la dispute, dont le dernier numéro du bulletin s'est fait l'écho, à propos de l'inauguration de l'école maternelle André de Richaud à Althen des Paluds. La position de Madame la Vice-présidente Liliane Meffre apparaissant incompréhensible ou trop compréhensible, les commentaires qui fusaient de part et d'autre semblèrent rapidement dépasser l'intérêt de la chose en elle-même. On parvint difficilement à l’essentiel du propos : la préparation de la manifestation elle-même.

Brigitte Bonicel présenta les douze panneaux préparés à cette occasion:

Panneau I :
André de Richaud, présentation en quelques dates

Panneau II:
André de Richaud à Althen des Paluds

Panneau III:
André de Richaud les amitiés artistiques: « Comme un grand tournesol » (Pierre Seghers) 1924-1934

Panneau IV:
André de Richaud les amitiés artistiques:Le Prince de la Bohème dorée 1935-1950

Panneau V:
André de Richaud les amitiés artistiques:Le Prince exilé de la rue des canettes (à partir de 1951)

Panneau VI:
André de Richaud, l'origine du nom, une si belle histoire

Panneau VII:
André de Richaud, la tentation du dessin

Panneau VIII:
André de Richaud, les portraits

Panneau IX:
André de Richaud, un homme aux mille facettes

Panneau X:
André de Richaud et la Grèce ou la quête de l'universel

Panneau XI:
André de Richaud et le Comtat Venaissin

Panneau XII:

André de Richaud, une bibliographie sommaire
(Nous espérons pouvoir prochainement  éditer, dans un format lisible, sous forme d’une plaquette, ces documents.)

Une réflexion commune s'engagea sur le fond et la forme  de cette manifestation. Il est difficile d’en rendre un compte sinon exhaustif, du moins détaillé, tant les échanges furent nourris et circonstanciés.
Madame Fabienne Auriat proposa le prêt du portrait qu'elle possède d'André de Richaud réalisé à Vallauris par Michel Carlin.

 

Michel Carlin est né le 22 Mars 1935. En 1946-48, il est recueilli par son oncle à Golfe Juan. Chaque fin de semaine, il va à Vallauris avec son grand oncle qui est tourneur chez un potier. Il s'initie à la poterie et à la gouache. En 1953, il rencontre F. Leger à Biot. En 1962, il expose avec les potiers de Vallauris au Nérolium. En 1964, il séjourne à Vallauris et se partage entre céramique et peinture. En 1965, il participe à l'exposition « Contacts » dans ce même village avec Picasso, Leger, Braque, Giacometti, Pignon, Atlan.

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Il vit aujourd'hui à Callas

Monsieur  Mayer précise qu'il peut mettre à disposition le portrait peint par Shapiro. Mais il se trouve à Paris et il lui est difficile de l'acheminer. Jean Chaisse indique que Philippe Rein a proposé de prêter celui de Robert Morel. Michel Gey rappelle qu'il tient à disposition les vingt cinq toiles qu'il a présentées en Février à la Charité à Carpentras à propos de la Création du Monde, y compris le portrait qu'il a exécuté à cette occasion.

Brigitte Bonicel entame enfin l'ordre du jour et présente le rapport moral du président et le rapport financier de la Trésorière. Après quelques explications rapidement fournies, il est donné quitus au Président et à la trésorière de leur gestion.
Jean Chaisse précise qu'il convient de renouveler le bureau de l'association et qu'aucune candidature écrite n'est parvenue au secrétariat.
Michel Gey et Roland Favier font acte de candidature et l'assemblée statue sur le nouveau bureau
constitué de  Brigitte Bonicel, jean Chaisse, Roland Favier, Michel Gey et Michel Maurin.

Madame Auriat rappelle le souhait de Philippe Rein. Jean Chaisse précise qu'il accepte la charge mais il est convenu qu'il continuera d'assumer le secrétariat. Et cette assemblée générale prit ainsi fin.

 

« André de Richaud à l'école »

 

L'inauguration de l'école maternelle André de Richaud à Althen des Paluds a eu lieu le vendredi 15 Septembre 2006 à 18 heures.
 
La municipalité avait convié les invités à cette manifestation à se retrouver à l'heure dite au cimetière du village devant la tombe d'André de Richaud et de sa mère Corinne Virginie Dellière.

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On pouvait remarquer dans l'assistance Jean Michel Ferrand député et conseiller général, Nadine Péris, conseillère régionale, les membres du Conseil Municipal et les nièces d'André de Richaud. Le maire, Lucien Stanzione, déposa une gerbe et fit observer une minute de silence, puis Jean Chaisse lut « Le Comtat et Moi », un texte d'André de Richaud. Il s’agit d’un article faisant partie du supplément littéraire (intitulé « Le petit livre de lecture II ») de « La Revue des Voyages », numéro Hiver 1962, dont le rédacteur en chef était J.-P. Caracalla.

 

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Etape suivante, l’Hôtel de Ville d'Althen où est inaugurée , dans la salle du Conseil Municipal et sur le palier de l’étage, l'exposition consacrée à André de Richaud et qui va rester en place jusqu'au 10 Octobre 2006 en présence d'un public toujours plus nombreux.
Elle est constituée des douze panneaux dont il a été question dans le compte-rendu de l’assemblée générale, le portrait d’André de Richaud par Michel Carlin prêté par Fabienne Auriat , les pièces constituant le fonds de Richaud et l’exemplaire de la « Création du Monde » illustré par  Lurçat et publié par Seghers, propriété de Pierre Favier, qui a gracieusement accepté de le prêter pour la durée de l’exposition.

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Le cortège se reforme le temps de traverser la place de la mairie sur laquelle trône la statue de Hvohannès Althounian, l'agronome arménien, auquel le village doit son nom, qui a introduit la culture de la garance qui fit la fortune de ces terres humides et le malheur des poilus de 14.

Dans la cour du café de France, Guy Denis et   Marcelle Quenin lisent des extraits de «La Douleur ».

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Sur le parvis de l'église, nouvelle lecture par mesdames Liliane DENIS et  Claire Abel Coindoz de « La Douleur » et de « La Création du Monde ».

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Enfin, arrivée du cortège devant la maison qu'a habité André de Richaud et l'école maternelle qui dorénavant portera son nom.
Nouvelle lecture par  Georges Poitevin, ancien instituteur qui a habité durant plus de trente ans le logement de fonction qui domine cette maison.
Monsieur Poitevin a choisi de lire un passage de « La douleur » dans lequel André de Richaud décrit par le détail cette maison, à l’ombre profonde et fraîche de deux grands platanes.

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Après les discours officiels et la visite de la nouvelle école maternelle, un apéritif dînatoire fut servi.

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A l'heure dite, ce qui est suffisamment rare pour être relevé, le Maire invita un certain nombre d'amis à assister à la projection du film de Madeleine Attal consacré à André de Richaud dans la collection « Un comédien, un auteur » interprété par Michel Piccoli.
Cette projection fut très contrastée, un silence religieux lorsque Michel Piccoli dit les textes d'André de Richaud, un murmure généralisé, très proche du commérage, lorsque les images montrent le village en 1979, lors des prises de vue, ou lorsque apparaissent à l'écran des figures locales qui parlent du poète.
 Enfin une première salve  très nourrie d'applaudissements aux dernières images, puis une nouvelle, chaleureuse et pleine d’empathie, lorsque la lumière revint.

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Brèves :

 

Rectificatif

« A l'aimable attention de Monsieur Félicien LALAUZE,
Etant jeune internaute, j'ai vu avec grand plaisir qu'il y avait un blog sur mon cousin André de RICHAUD. Cependant, j'ai été désagréablement surpris de constater que ma lettre du   treize Octobre 2002  adressée à Monsieur Philippe REIN était restée sans effet à ce jour ! En effet, l'objet principal de cette lettre était de rectifier une erreur fort déplaisante pour Monsieur Jean-Noêl de BOUILLANE de LACOSTE qui est l'actuel président de l'association des Richaud et Bouillane. Vous annoncez dans le bulletin n° 1 que je suis le président fondateur de l'association pré-citée. Je n'ai jamais dit une chose pareille ! J'ai tout simplement dit que j'étais membre fondateur de ladite société.
Soyez assez aimable pour procéder à une rectification qui fera plaisir aux principaux intéressés et en particulier à mon cousin  Maurice BERARD qui lui est bien président fondateur de l'association des Bouillane et Richaud.
Je vous remercie par avance de votre intervention. Je n'aurai pas le plaisir d'assister à l'assemblée générale du 25 Août  car je dois aller baptiser mon arrière petite-fille à Montpellier. Comme diacre permanent depuis 17 ans, j'ai cet avantage de pouvoir célébrer des baptêmes, des mariages et des enterrements.
Merci de communiquer mon bon souvenir à toute l'équipe, je serai de tout coeur avec vous par la pensée et j'espère que le petit malaise qui flotte actuellement dans notre association se dissipera bien vite pour la plus grande sérénité de la mémoire d'André de RICHAUD.

Au plaisir de vous lire et de vous revoir 
Amicalement » René GIRARD
(

Ndlr : nous excusons de l’oubli et de la non prise en compte du courrier de 2002 auquel vous faites référence.)

 

 

Le brouillon de culture

Cette association culturelle carpentrassienne a consacré la soirée du 24 octobre à une rencontre autour de deux romans d’André de Richaud « La Douleur et la Barette rouge » et le recueil de nouvelles qu’a fait publier récemment Roger Colozzi.
Elle avait invité Jean Chaisse et Paul Peyre, professeur émérite de Lettres classiques au Lycée JH Fabre pour animer cette soirée. Et répondre aux nombreuses questions des membres de l’association qui avaient, tous, fait l’effort remarquable de lire les ouvrages.
A l’issue de cette soirée, Madame la présidente Marie Guérin et son mari ont versé au fonds de Richaud la photographie de la classe de baccalauréat 1924-1925 sur laquelle figurent, outre André de Richaud dans une attitude très rimbaldienne l’oncle de Mr Pierre Guérin, Mr François Guérin qui a consacré un chapitre de son livre de souvenirs « Le jardin de Tavel » à son ami André de Richaud.
Cet ouvrage est paru en 1969 à la Pensée Universelle.

 

Soirée poétique

Le 27 octobre, la municipalité d’Althen des Paluds a organisé une soirée autour de l’œuvre poétique d’André de Richaud, dans le prolongement de l’inauguration de l’école maternelle.

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Alain Cesco Résia  accompagné de Marek a dit un choix de textes et de poèmes qui introduisent à la découverte du poète.

 

Société de lecture
de Sorgues

Le 19 janvier 2007 à 18 heures, les animateurs de cette association ont invité Jean Chaisse à présenter la vie et l’œuvre d’André de Richaud aux membres de l’association.

 

Roland Favier

Outre les fonctions d’administrateur de notre association, est aussi et surtout l’actif président des « Amis de Marie Mauron ». Par courrier du 10 novembre dernier, il nous a informé des initiatives en cours :
L’exposition des livres auxquels Marie Mauron et Antoine Serra ont  collaboré dans le cadre du festival Prenons l’air.
La conférence de la journaliste Sylvie Ariès après le vernissage d’une exposition conjointe Frédéric Mistral et Marie Mauron le 17novembre dans la salle d’honneur de la mairie de Graveson.
La bibliothèque municipale Joseph Roumanille de Saint Rémy de Provence organise une exposition Marie Mauron autour du très beau livre Le Taureau, dessins d’André Jordan.
Enfin, la parution du numéro spécial de la revue Mosaïque intitulé « Approches de Marie Mauron ».
Robert Michel

Il s’agit d’un expert judiciaire chargé de l’exécution de la succession de Jean Loize.
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C’est à ce titre qu’il a entre les mains un manuscrit de Jean Loize consacré à André de Richaud qu’il souhaiterait aujourd’hui publié. Mais pour ce faire, il convient de retrouver Jean Pierre Loize, seul ayant droit vivant de l’auteur.
Dans les années 50 à Saint Germain des prés, il a aperçu « André de Richaud qui prenait, lorsque le temps était beau, le soleil à la terrasse du Flore. », sans lui avoir jamais parlé, comme il nous l’a déclaré lors de notre contact

 

Jean Loize

« Né en 1900, Jean Loize fit d’abord carrière dans la Marine au département Hydrographie.
Après 1940, il ouvrit une librairie dans la rue Bonaparte à Paris, qui devint le rendez-vous des écrivains et des artistes, en même temps qu’un relais pour le combat clandestin. On le surnomma vite le « Prince des Bib liophiles ».
Le Tout-Paris se pressait aux expositions qu’il consacrait, catalogue à l’appui, à Colette, Tristan Tzara, André Breton, Alfred Jarry, Valéry Larbaud, Léon6paul Fargue ou Paul Léotaud ( qui l’a évoqué dans son journal littéraire »), sans oublier Jean Giroudoux, Georges Bernanos ou Valéry.
Pendant quinze ans l’exposition annuelle des grands prix littéraires : Goncourt, Renaudot, Fémina et Interalliés reliait le restaurant Drouant à la librairie Loize.
Homme de goût, d’une grande érudition, un répertoire vivant, il était devenu, avec l’aide de sa femme  Gilberte, elle-même peintre, le conseiller des collectionneurs les plus avertis. », écrit de lui Frédéric Jacques Temple. Il fut le « redécouvreur » de Noa-Noa de P. Gaugin.
Gauguin remit en 1894 son manuscrit à Morice qui le travailla et finit une première version en 1895. Le manuscrit original, qui avait disparu pendant un demi-siècle fut retrouvé en 1951 par le libraire Jean Loize dans le grenier de son confrère Edmond Sagot qui l'avait acheté lui-même à Morice en 1908. Jean Loize transcrivit le texte dans une savante édition en 1966. Le manuscrit fut ensuite mis aux enchères à Drouot et acquis par Gilles Artur, conservateur depuis vingt ans du musée Gauguin à Tahiti. Enfin, Pierre Petit établit en 1988 une nouvelle version corrigeant les quelques « erreurs de lecture » et la « ponctuation hésitante » de Jean Loize. Le manuscrit a depuis été revendu à la fondation Paul Getty.

 

Rappel

La dernière assemblée générale a reconduit les tarifs d’adhésion et d’abonnement. Nous vous invitons à renouveler votre adhésion et votre abonnement, si vous ne l’avez déjà fait, pour 2006 et anticiper, éventuellement, au titre de 2007.