Société
des études André de Richaud Bulletin de liaison n° 1 Octobre 2002 |
On
n'est jamais trahi; on se sert des autres pour se trahir soi-même. |
Siège social et administratif : 21, rue de la grande monnaie 84000 Avignon
Sommaire
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Collège des membres fondateurs |
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Mmes Estelle Blanc, Brigitte Bonicel, Gisèle Desforges, Valérie Maurin, Liliane Meffre, Dominique Senequier.
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Mmes Andrée Bouc, Marie-Claude Char, Marie Morel.
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MM. Claude Haut, Président du Conseil général de Vaucluse, Pierre Favier, Conseiller municipal d’Althen-des-Paluds.
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Philippe Rein Que la découverte de l’œuvre d’André de Richaud ne soit plus le fruit du hasard ! Voilà le but que je me suis fixé comme Président de la Société des Etudes André de Richaud. Ni chercheur, ni artiste, mais simple amateur de littérature, l’aventure démarre il y a trente ans au détour d’une foire aux livres. Par curiosité peut-être, par chance sûrement, j’achète mon premier livre d’André de Richaud, auteur que je crois alors inconnu. Transporté par son écriture et ses ambiances de villages provençaux, je me passionne pour le reste de son œuvre : poèmes, pièces de théâtre, nouvelles, romans, etc... Un premier choc. Alors que je le croyais parfaitement inconnu, je découvre une des personnalités incontournables du Montparnasse d’avant-guerre et du Saint Germain d’après-guerre ; ami de Joseph Delteil, de Fernand Léger, de Picasso ou encore de Cocteau. Si j’initie quelques amis aux écrits d’André de Richaud, à l’époque mon intérêt pour l’auteur ne prend pas encore une tournure militante. La raison ? Naïf, je ne réalise pas le danger qui menace son oeuvre. Tout change il y a huit ans. Le hasard de nouveau place André de Richaud sur ma route : je passe des vacances à Bédoin, cher à Richaud. Curieux de découvrir la région sur laquelle l’auteur que j’affectionne tant a écrit, je me rends sur sa tombe, dans la commune voisine d’Althen-des-Paluds. Un deuxième choc : à la vue de sa sépulture, totalement abandonnée, je comprends l’ampleur de la situation. A moins d’une mobilisation pour promouvoir son œuvre, cet écrivain, presque déjà oublié, va disparaître. Mais comment redonner à cet artiste la place qu’il mérite sur la scène littéraire ? Quelques années plus tard, au détour de conversations, j’apprends l’existence d’un fonds André de Richaud à la Bibliothèque Municipale de Mormoiron, un autre village de la région. Je m’y rends. Surprise. Gravitant autour de ce fonds, je découvre un réseau d’hommes et de femmes qui apprécient son œuvre et qui pour certains, ont connu l’homme: le comédien Michel Piccoli, le notaire Michel Maurin, le docteur Estelle Blanc, l’écrivain Félicien Lalauze, le professeur Liliane Meffre, etc… La quinzaine de passionnés que nous sommes décidons d’agir et en septembre dernier, ensemble, nous créons la « Société des Etudes André de Richaud ». L’objectif principal : promouvoir l’œuvre d’André de Richaud. Les lignes d’action ? D’abord, étoffer le fonds déjà existant avec de nouveaux documents (écrits, dessinés, enregistrés) relatifs à sa vie et son œuvre. Par exemple, nous nous mobilisons actuellement pour récupérer des enregistrements du « Roi clos » et des « Reliques » réalisés par la Comédie Française. Ensuite, soutenir des travaux de recherches universitaires et critiques sur son œuvre. Enfin, participer à des opérations susceptibles de mieux faire connaître cet auteur, grâce, par exemple à la publication de textes et de manuscrits inédits ou épuisés. Pour asseoir son rôle de relais et de plateforme d’échanges, l’Association s’appuiera sur un site Internet et sur un bulletin de liaison, destiné à informer les adhérents des nouveautés et des développements récents relatifs à l’œuvre d’André de Richaud. Nous sommes fiers de vous présenter le premier numéro.
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| …Mais ces quelques papiers fermentent et lèvent… |
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Liliane Meffre, A notre grande satisfaction est enfin fondée cette association que nombre d’entre nous appelaient de leurs vœux. A nous tous maintenant de la faire vivre en la mettant au service de l’œuvre d’André de Richaud.
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L’assemblée générale ouverte à 17 heures au hangar de Lamy à Mormoiron en présence de Monsieur le Maire de Mormoiron et son adjoint à la Culture, rapport des propositions du collège des fondateurs a été fait concernant les statuts eux-mêmes de l’association, son nom, son objet. Ce rapport n’a pas entraîné de débat.
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… Un
bel arbre magnifique pousse qui fait une ombre terrible ou généreuse
sur les générations qui suivent… |
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Félicien Lalauze La réunion de l’assemblée constitutive de la Société des Etudes André de Richaud, après les quelques propos introductifs, prit une dimension affective avec l’intervention de René Girard, président-fondateur de l’association des familles Bouillanne et de Richaud, c’est-à-dire les descendants de ces deux bûcherons qui sauvèrent le Dauphin des griffes d’un ours et que Charles VII ennoblit en reconnaissance de leur geste de bravoure et de pure humanité. Et à travers l’évocation de cette tante qui a fui la séparation de l’Eglise et de l’Etat en Angleterre et de sa mère, Corinne Virginie Delière apparaît la figure majeure qui structure la personnalité du poète, celle de la femme et de sa condition dans la société.
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Brèves
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Quartier du Paty à Caromb, s’élève encore la ruine de la Calotte Rouge, la demeure d’exil des deux frères Barberini, cardinaux de leur état, bannis de Rome par le Pape Innocent X en 1644 pour cause d’idées hérésiarques fleurant le catharisme.
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Signalée, la réédition de « Je ne suis pas mort » par les
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Un poème d’André de Richaud publié en 1937 par la revue Transition d’Eugène Jolas, dans le numéro 26. Philippe REIN vient d’en déposer la photocopie au fonds conservé par la bibliothèque municipale de Mormoiron.
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Appel à tous les richaldiens ! Gérard Denis Farcy qui enseigne à Caen et a déjà publié de nombreux travaux sur le théâtre d’André de Richaud recherche ce texte qui n’a jamais été publié mais a déjà été joué. Vous pouvez nous solliciter. Nous transmettrons.
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Op.120 c. 1932. Poème d’André de Richaud pour quatuor vocal et ensemble (ou piano). 1.0.1.1 – 1.0.0.0 crd (10111). Durée :13’. Ce sont les références d’une partition de Darius Milhaud qui a mis en musique trois poèmes d’André de Richaud en 1932.
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Edisud vient de publier dans la collection « Les Ecrivains du Sud » sous la direction de Thierry Galibert un ouvrage consacré à Antonin Artaud, écrivain du Sud. |